Direction des communications et du recrutement
26 juin 2002
Création de neuf nouvelles chaires de recherche du Canada à l'UdeM

Neuf nouveaux chercheurs de l'Université de Montréal bénéficieront du Programme des chaires de recherche du Canada. Il s'agit des professeurs Jean-Claude Lacaille, Éric T. Poehlman, Jean-François Gauchat, Andrew J. Granville, Brigitte Stemmer, Daniel P. Matton, Todd B. Porterfield, Mark Daniel et Hervé Philippe.

Ces chaires permettront d'assurer la recherche et la formation de la relève dans diverses disciplines de la santé, des sciences naturelles et génie ainsi que des sciences sociales.

Jean-Claude Lacaille, Chaire en neurophysiologie cellulaire et moléculaire
Cette chaire, sous la responsabilité de Jean-Claude Lacaille, professeur et directeur du Département de physiologie, s'intéressera aux circuits de l'hippocampe -une région du cerveau associée à la mémoire et aux émotions-, et au rôle des neurones intercalaires qui contrôlent l'activité et les rythmes cérébraux.

Le professeur Lacaille, qui étudie le domaine de la neurologie depuis près de 20 ans, utilisera l'image électrophysiologique et cellulaire, ainsi que des techniques d'analyse moléculaire et biologique, pour examiner la région hippocampique de cerveaux de rats et de souris afin de déterminer la fonction inhibitrice des neurones intercalaires. Ses objectifs à long terme sont d'offrir une meilleure compréhension de l'activité du réseau cortical aux niveaux moléculaire, cellulaire et génétique. Il vise également des applications dans les domaines de la mémoire et de l'apprentissage, de l'épilepsie et des effets de médicaments anticonvulsifs.

Éric T. Poehlman, Chaire en nutrition et métabolisme
Éric T. Poehlman, professeur au Département de nutrition, sera responsable de la chaire en nutrition et métabolisme. Ses travaux porteront sur la prévention et le traitement de l'obésité, ainsi que sur la compréhension de la régulation du métabolisme énergétique en relation avec le vieillissement. L'analyse des facteurs en jeu contribuera au développement de méthodes de traitement efficaces pour les personnes souffrant d'un excès de poids ou d'obésité, tout en permettant de diagnostiquer plus rapidement le problème chez les individus qui y sont vulnérables.

M. Poehlman a déjà apporté une grande contribution aux domaines de l'obésité, de la constitution du corps humain, du métabolisme énergétique et du vieillissement, notamment sur le plan de la croissance et de la longévité des femmes qui sont particulièrement sujettes à l'obésité après leur ménopause. Le professeur est également en voie de développer un programme exceptionnel de recherche clinique à l'Université de Montréal qui vise à attirer les meilleurs étudiants et les meilleurs chercheurs au Département de nutrition, ainsi qu'à l'unité de recherche métabolique où se dérouleront les travaux.

Jean-François Gauchat, Chaire en génomique fonctionnelle
Cette chaire est octroyée à Jean-François Gauchat, chercheur en provenance du Centre d'immunologie Pierre-Fabre, en France. Elle permettra à ce grand spécialiste mondial de l'immunologie de venir s'installer à Montréal. M. Gauchat a joué un rôle de leadership important dans la recherche sur certains aspects du développement du système nerveux, du contrôle de la masse corporelle et de la réponse immunitaire du corps humain.

Les recherches fondamentales et appliquées de M. Gauchat permettront de mieux connaître les mécanismes à la source de certaines maladies dégénératives, de l'obésité, de l'asthme, des allergies et de certains cancers. Le programme de recherche de la chaire axée sur l'étude des caractéristiques et du rôle des protéines aura aussi des retombées en vaccinologie. Il s'agit en effet d'un domaine dont le rôle marquant dans le combat contre les maladies infectieuses est appelé à le devenir davantage à cause de récentes percées en immunothérapie cancéreuse et de son apport potentiel dans le traitement de maladies du système nerveux, comme l'Alzheimer.

Andrew J. Granville, Chaire en théorie des nombres
Les travaux entrepris par M. Andrew Granville dans le cadre de la chaire en théorie des nombres visent à mieux comprendre les questions fondamentales dans ce domaine qui connaît des applications potentielles à la cryptographie publique, au stockage d'informations numériques et aux systèmes de positionnement par satellite. M. Granville travaille sur certaines questions soulevées, et inhérentes à ces sujets.

Une partie clé du programme de ce professeur du Département de mathématiques sera de travailler en étroite collaboration avec ses confrères professeurs, les boursiers postdoctoraux et les étudiants de troisième cycle. À ce jour, M. Granville a dirigé environ deux douzaines de chercheurs postdoctoraux et d'étudiants de troisième cycle. Il croit que les mathématiques devraient être le fruit d'un effort collectif et que les idées importantes germent souvent lors de telles interactions. M. Granville entend appliquer cette manière de faire à ses travaux à l'Université de Montréal, en guidant les étudiants et les nouveaux professeurs dans leurs recherches, en sollicitant la participation de chercheurs de pointe internationaux et en aidant à développer un environnement de recherche et d'apprentissage positif.

Brigitte Stemmer, Chaire en neurosciences et neuropragmatique
Titulaire de la chaire en neurosciences et neuropragmatique, la chercheuse clinicienne Brigitte Stemmer mène des études sur l'organisation neurofonctionnelle du langage, de la communication et des habiletés pragmatiques au cours d'une vie. Ses travaux permettront de mieux comprendre comment le cerveau normal permet de communiquer et d'interagir avec autrui et les répercussions que peuvent avoir les maladies qui affectent le cerveau sur cette capacité.

La Dre Stemmer, qui est déjà reconnue comme spécialiste dans le domaine de la neuropragmatique, veut améliorer et élaborer des théories et des modèles d'organisation neurofonctionnelle du langage et de la communication, afin de jeter un éclairage nouveau sur le fonctionnement du cerveau grâce, par exemple, aux approches comportementale et de neuroimagerie. Par ailleurs, elle continuera à tabler sur ses collaborations actuelles, notamment avec les chercheurs du Département de linguistique au Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie où sera situé son laboratoire.

Daniel P. Matton, Chaire en génomique fonctionnelle de la transduction de signaux chez les plantes
Daniel P. Matton, chercheur à l'Institut de recherche en biologie végétale, est un des grands spécialistes mondiaux des mécanismes de communication moléculaire des végétaux. M. Matton a été à l'origine de plusieurs premières scientifiques dans le domaine de la reproduction des plantes. Il a notamment étudié des méthodes pour encourager les parties femelles des plantes à ne se laisser féconder que par certaines catégories d'éléments reproducteurs mâles, favorisant ainsi le brassage et la diversité génétique.

L'objectif principal de la chaire que M. Matton dirigera sera de caractériser certains éléments de signalisation impliqués dans le développement de l'embryon, de la graine, et du fruit. Les applications biotechnologiques qui pourraient naître des recherches sont très nombreuses, notamment en agriculture où elles pourraient permettre d'améliorer considérablement la productivité des entreprises.

Todd B. Porterfield, Chaire en histoire de l'art du dix-neuvième siècle
Spécialiste de l'art occidental de 1750 à 1900, Todd B. Porterfield a intensivement oeuvré afin de démontrer comment l'art reflète l'avènement de l'ère moderne, en particulier la façon dont l'art a servi d'expression et de soutien à la croissance de l'empire français au cours de la période suivant la Révolution française.

En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire de l'art du dix-neuvième siècle, l'auteur du livre The Allure of Empire poursuivra ses précédents travaux afin d'élargir la compréhension des origines du modernisme et, par extension, celle de l'art et de la société. Son programme examinera la fonction sociale et politique de l'art et de l'histoire sur trois thématiques: le processus de re-sacralisation et de modernisme autoritaire; l'orientalisme et l'impérialisme; et l'art et le discours de la civilisation.

Mark Daniel, Chaire en biopsychologie et santé des populations
Chercheur en provenance de l'Université de la Caroline du Nord, Mark Daniel tente de savoir si les influences de l'environnement social et physique sur la hiérarchie (par exemple les différences de statut, les iniquités raciales et les injustices sociales) ont un impact sur les résultats des maladies chroniques. Son but est de répondre à des questions telles que: Quelles caractéristiques environnementales sont liées au statut social relatif affectant la santé? Quel est le mécanisme biopsychosocial par lequel l'environnement influence les résultats de la santé? Quels effets les diverses trajectoires du cours de la vie ont-elles sur le statut socio-économique et les relations de la santé?

Le programme de recherche de M. Daniel traitera entre autres de la relation entre environnements sociaux et physiques et santé physique; du statut social dans les multiples systèmes de stratification; des agents de stress contextuels et sociaux. Son travail sera axé sur les maladies chroniques comme le diabète type 2, la maladie cardiovasculaire, le syndrome métabolique X et le rhumatisme.

Hervé Philippe, Chaire en bioinformatique et génomique évolutive
À l'Université de Paris 6, Hervé Philippe menait des recherches fondamentales sur de nouveaux systèmes bioinformatiques pour l'analyse des données évolutives. En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada en bioinformatique et génomique évolutive, il poursuivra ses travaux avec une approche multidisciplinaire -comprenant les mathématiques, l'informatique et les sciences de la vie- afin de développer de nouveaux outils logiciels et d'appliquer les outils existants pour traiter et comprendre le flux croissant de données sur l'évolution.

M. Philippe s'est taillé une réputation de théoricien de pointe en phylogénétique, la discipline étudiant l'histoire évolutive des organismes, principalement pour ses conceptions d'arbres phylogénétiques qui retracent les origines et les chemins évolutifs parcourus par le vivant. Reconnaissant le caractère incertain de telles constructions à cause de la présence de transferts de gènes latéraux au cours de l'évolution génomique, son but demeure d'améliorer notre compréhension des systèmes biologiques et des génomes par une meilleure connaissance de leur histoire évolutive et des contraintes sélectives qui agissent sur eux.

 

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