Hebdomadaire d'information
 
Volume 41 - numÉro 10 - 6 NOVEMBRE 2006
 Sommaire de ce numéro
 Archives de Forum

L’Université accuse un retard dans les technologies de l’information

«Il serait irresponsable de ne pas donner aux étudiants un environnement technologique adéquat», déclare le vice-recteur exécutif Guy Breton

Guy Breton

En poste depuis septembre dernier, le vice-recteur exécutif Guy Breton hérite de l’épineux dossier de la mise à niveau des technologies de la communication à l’Université de Montréal. Ce n’est un secret pour personne que les systèmes informatiques ont un urgent besoin d’une cure de rajeunissement qui nécessite des investissements de plusieurs dizaines de millions de dollars.

«Un comité d’experts externes a mis le doigt sur des problèmes majeurs de sécurité et de fiabilité dans nos systèmes informatiques et un comité interne, composé de cadres, de professeurs, de professionnels et d’étudiants, travaille présentement à déterminer les priorités», explique Guy Breton.

Selon le vice-recteur exécutif, les TIC à la disposition des étudiants accusent un retard plutôt gênant par rapport à ce qu’offrent plusieurs cégeps. «La transmission du savoir passe de façon incontournable par le Web et les prochains outils de complément pédagogique seront principalement conçus dans cette perspective, souligne-t-il. C’est un passage obligé, mais nous ne possédons pas la technologie nécessaire pour former une relève de haut calibre. Des étudiants se présentent en classe avec des portables, mais n’ont pas de prises pour se brancher et n’ont pas d’accès sans fil à Internet.»

Uniquement pour mettre à niveau les technologies utilisées par les étudiants, l’Université aurait besoin de 6 à 7 M$; toutefois, elle ne reçoit à cette fin que 2,2 M$ en subventions gouvernementales.

C’est dans ce contexte que l’administration exige, depuis la rentrée, des frais technologiques de 4 $ par crédit. «Il faut trouver à l’interne ce que les sources extérieures ne nous assurent pas, déclare le vice-recteur exécutif. Il serait irresponsable de ne pas procéder à cette mise à niveau et pareille opération est impossible dans le contexte financier et budgétaire actuel.» L’Université n’aurait donc pas eu d’autre choix que de présenter la facture aux étudiants.

«Mais ce sont les étudiants qui seront les principaux bénéficiaires de l’utilisation de ces sommes», précise Guy Breton. L’argent récolté permettra de faciliter l’accès au Web par l’installation de prises dans les salles de classe et, dans certaines zones, de matériel favorisant l’accès sans fil à Internet.

Guy Breton reconnait que la perception des représentants étudiants, qui font un lien entre les nouveaux frais et les compressions financières que subit la Direction générale des technologies de l’information et de la communication (DGTIC), se comprend, mais il insiste pour dire que «l’argent va à l’amélioration d’un service destiné aux étudiants et ne sera pas détourné vers d’autres types de services à la DGTIC».

Le vice-recteur exécutif espère pouvoir faire des appels d’offres très prochainement afin que les résultats de l’opération «mise à niveau» puissent commencer à être visibles dès janvier prochain.

Un mandat transversal
Le titre de vice-recteur exécutif vient remplacer celui de vice-recteur à l’administration et aux finances. Les responsabilités associées au poste touchent aux ressources financières, aux immeubles, aux équipements technologiques, aux ressources humaines (sauf pour ce qui concerne le corps professoral), au service de sécurité et aux services  auxiliaires. Le vice-recteur exécutif préside également le Comité du budget.

Dans une vision transversale de sa fonction, Guy Breton souligne que son rôle «est un rôle d’appui aux activités relevant des autres vice-recteurs. Je dois m’assurer que les ressources financières dont ils ont besoin pour réaliser leur mandat sont disponibles.»
Outre la question des frais technologiques, ce ne sont pas les dossiers chauds et prioritaires qui manquent. Comme président du Comité du budget, le vice-recteur exécutif dirige entre autres la révision du processus budgétaire et des mécanismes de suivi afin d’accorder plus d’autonomie aux responsables administratifs des unités.

Guy Breton doit également planifier le développement immobilier de l’Université avec, en toile de fond, l’aménagement futur du campus d’Outremont. Il assure en outre la liaison avec les ministères concernés par le réinvestissement financier qui se fait attendre. Sans oublier les négociations avec les chargés de cours et les employés de soutien.
Et, à travers ces fonctions, Guy Breton maintient des tâches d’enseignement au Département de radiologie, radio-oncologie et médecine nucléaire.

Daniel Baril

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