Édition du 21 mai 2002
 
  Est-ce une église? un condo? Non, cest une garderie!
Les finissants de la Faculté de laménagement exposent leurs travaux.

Julie Villard a fabriqué une maquette de l'église Saint-Irénée, de Saint-Henri, qu'elle a transformée en centre de la petite enfance. Une facon, pour elle, de redonner vie à un élément du patrimoine architecural de Montréal.

Durant ses études en architecture, Julie Villiard s'est beaucoup intéressée au patrimoine bâti et particulièrement au sort réservé aux églises de Montréal. «Je me suis dit qu'il était important de leur redonner leur caractère social et communautaire. Après avoir étudié diverses possibilités de reconversion, j'ai conclu que l'idéal serait d'en faire des garderies.»

Pour son projet de fin d'études, elle a pris le cas de l'église Saint-Irénée, à l'angle des rues Delisle et Atwater dans le quartier Saint-Henri, à Montréal. Tout en conservant la façade et le clocher, son plan et sa maquette proposent une nouvelle structure toute en baies vitrées qui s'insère dans le bâtiment. Le centre de la petite enfance imaginé peut accueillir au total 60 enfants. En façade sur la rue Atwater, une salle communautaire et polyvalente a été prévue pour offrir des activités et ateliers aux familles du quartier.

Des idées originales de ce genre, on en trouvait à profusion à l'exposition annuelle des finissants de la Faculté de l'aménagement, du 3 au 5 mai derniers. Les exposants, qui présentaient leur projet de fin d'études au grand public et aux futurs employeurs, avaient choisi pour thème «Les lieux du corps». Ce thème large pouvait convenir à la fois aux travaux en design industriel et à ceux en architecture de paysage, en design d'intérieur ou en urbanisme. Plus de 600 personnes ont assisté au vernissage, le 2 mai, et plusieurs prix ont été décernés aux meilleurs projets.

«Pendant quatre ans, nous étudions les aspects théoriques de notre profession et nous acquérons diverses habiletés et techniques. Avec notre projet de fin d'études, nous avons l'occasion de mettre en application ces apprentissages. C'est très stimulant», déclare Sylvie Archambault, coordonnatrice de l'exposition pour l'École d'architecture.

Le projet final des étudiants compte aussi dans l'évaluation puisqu'il vaut jusqu'à huit crédits de cours.

M.-R.S.



 
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