Édition du 2 février 2004 / volume 38, numéro 19
 
  2700 jeunes viennent «meubler leur avenir»
Six autobus convergent vers le Salon des études

     

Michel Laurier, doyen de la Faculté des sciences de l’éducation (à gauche), et le recteur Robert Lacroix (à droite) encadrent deux étudiantes qui participent au Salon des études: Mélanie Boucher et Josée Chabot. Mélanie étudie en enseignement des mathématiques au secondaire et Josée en enseignement du français langue seconde. L’étudiante Valérie Lagonelle (photo de droite) était l’animatrice du tour guidé du campus.

 

Mélanie Charlebois, 18 ans, étudie actuellement au Cégep de Saint-Jérôme. Comme quelque 2700 jeunes venus des quatre coins du Québec, elle a consacré son dimanche 25 janvier à la journée portes ouvertes de l’Université: le Salon des études. «J’hésite entre la Faculté de droit et HEC Montréal, je ne suis pas encore décidée», a confié Forum la jeune fille aux yeux bleus, accompagnée de son père.

Attirée par la «bonne réputation» de l’UdeM et son grand choix de programmes, elle a profité de l’occasion pour faire le tour des stands du Salon. Il y en avait plus de 75, des services offerts aux étudiants aux divers départements et facultés.

Dave Beyol a convié les visiteurs à consulter le programme du Centre d’éducation physique et des sports de l’Université de Montréal (CEPSUM).

«Nous pouvons dire mission accomplie, commente Hélène Bernier, directrice de la promotion à la Direction des communications et du recrutement. Le Salon des études, c’est toujours une manifestation importante dans notre année. Même s’il ne dure que cinq heures, il mobilise beaucoup d’énergie et de personnel.»

Quelque 400 étudiants, professeurs et employés se sont consacrés au succès de l’opération, qui avait pour thème «Un salon pour meubler votre avenir». Certains, comme Caroline Cyr La Rose, Olivier Hubert et Léa Osseyrone, n’ont fait que répondre à l’invitation de leur professeur d’études japonaises, Taki Kanaya. «Nous avions envie de partager nos motivations à étudier ici», explique Olivier, qui peut soutenir une conversation en japonais après deux ans d’études.

D’autres, comme le doyen de la Faculté de pharmacie, Jacques Turgeon, sont venus encourager leurs collègues qui s’étaient déplacés en ce matin à -25 oC. Pourtant, avec 175 places pour 1650 demandes, la Faculté de pharmacie ne cherche pas à recruter plus de candidats. «C’est important que nous soyons ici pour contribuer à mieux faire connaître la profession. Les pharmaciens ne sont pas des gens qui comptent les pilules. Ce sont des professionnels de la santé qui suivent les patients de façon souvent plus personnalisée que les médecins.»

Autobus et conférences

Rencontrée dans une salle où elle venait d’assister à la présentation du registraire Fernand Boucher sur la cote R, Ann Gaudreault-Potvin s’estimait satisfaite de sa tournée du Salon. «J’ai décidé d’étudier en sciences humaines et je comptais sur la journée portes ouvertes pour me faire une idée plus précise de ce domaine. Ce que j’ai découvert sur la sociologie m’a beaucoup intéressée.»

Ann a pris l’autobus nolisé par le Cégep d’Alma, au Lac-Saint-Jean, et a couché à Montréal le samedi afin de se présenter au Salon des études dès l’ouverture, à 11 h. Cinq autres autobus avaient été nolisés pour transporter des candidats: deux partaient de Québec (avec un arrêt à Trois-Rivières), un de Sherbrooke via Granby, un de Sherbrooke via Victoriaville et un de Gatineau-Ottawa.

Mélanie Charlebois est venue de Saint-Jérôme pour visiter le Salon des études. Elle était accompagnée de son père, Donald Charlebois (à l’arrière-plan, en discussion avec la directrice de la promotion, Hélène Bernier).

Une conférence grand public donnée par la psychologue Rose-Marie Charest a réuni 150 personnes dans un amphithéâtre attenant à la salle à manger Chez Valère, au Pavillon 3200 Jean-Brillant, où se tenait le Salon. Une autre conférencière a été fort appréciée: Véronique Godbout. Cette athlète qui a gagné plusieurs compétitions de natation est actuellement étudiante en médecine (elle se spécialise en chirurgie orthopédique). Le succès de sa présentation, intitulée «Malade de la médecine», a été tel qu’elle a dû répondre aux questions des participants à l’extérieur de la salle.

Pour Hélène Bernier, le 10e Salon des études a confirmé que cette activité est désormais inscrite à l’agenda de centaines de personnes. Pourtant, la réaction n’avait pas été très bonne lorsqu’on avait évoqué pour la première fois l’idée de venir travailler un dimanche. «Aujourd’hui, cela fait partie des habitudes et tout se passe très bien. À la fin de la journée, les gens se disent: à l’an prochain!»

M.-R.S.



 
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