Édition du 4 avril 2005 / volume 39, numéro 27
 
  d’une traite
Serge Quérin, lauréat du prix Camille-Laurin - Un doctorat honoris causa à l’architecte Bernard Tschumi - Charte de Séoul sur le patrimoine immatériel - Un prix à un étudiant en physique

Serge Quérin, lauréat du prix Camille-Laurin

Le Dr Serge Quérin, professeur au Département de médecine et chef du Service de néphrologie à l’Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, a récemment reçu le prix Camille-Laurin pour son engagement envers la promotion de la langue française.

Premier médecin à gagner ce prix prestigieux décerné annuellement par l’Office québécois de la langue française, le Dr Quérin est l’auteur du Dictionnaire des difficultés du français médical, un ouvrage dont une deuxième édition est prévue pour cette année et qui fait autorité dans toute la francophonie.

Le Dr Quérin a aussi préparé un glossaire et un lexique spécialisés diffusés par voie électronique à l’intention des étudiants et résidents de l’Université de Montréal. Le néphrologue, qui est très engagé dans des groupes de travail sur le vocabulaire médical et la traduction médicopharmaceutique, assume également la responsabilité de la rubrique «Des mots et des remèdes» du site Internet de l’Association des médecins de langue française du Canada.

Enfin, le Dr Quérin anime depuis huit ans le groupe de discussion «Français médical», où s’expriment tous ceux et celles qui s’intéressent à ce domaine, qu’ils soient étudiants ou professionnels de la santé ou de la langue, au Québec, en France, en Belgique ou ailleurs dans le monde.

«L’action du Dr Quérin à l’Université, ses contributions à des revues médicales et linguistiques ainsi qu’à des sites Internet, tout comme sa participation à de nombreuses tribunes, témoignent indéniablement, dans le sillage des Lavoisier et Pasteur, de son dynamisme et de son engagement profond envers le français, langue médicale», a souligné la ministre de la Culture et des Communications, Line Beauchamp, à l’occasion de la remise du prix au médecin.

Ce prix reconnait le dynamisme d’un spécialiste, d’un chercheur et d’un professeur dévoué à la promotion et à la valorisation de la langue française au Québec et dans la francophonie.

Car, pour lui, comme il l’a écrit, «vouloir résister à l’incorporation de mots ou de sens anglais dans notre langue ne relève pas d’une nostalgie d’une époque révolue: c’est plutôt un mécanisme tout à fait normal de préservation de notre identité».

Un doctorat honoris causa à l’architecte Bernard Tschumi

L’Université de Montréal a remis, le 24 mars, un doctorat honoris causa à Bernard Tschumi, architecte de renommée internationale et jusqu’à tout récemment doyen de la Graduate School of Architecture, Planning and Preservation de l’Université Columbia à New York. L’action de M. Tschumi comme architecte et doyen est exceptionnelle par le dynamisme et l’innovation qu’elle a engendrés chez les enseignants et les chercheurs et auprès des étudiants. La place prioritaire qu’il a accordée à l’expérimentation et à l’internationalisation a fait de cet établissement un modèle à suivre tant pour le renouveau de la formation que pour celui de la profession. Une inspiration pour les 40 prochaines années de l’École d’architecture au sein de l’Université de Montréal.

Parmi les nombreux prix et les distinctions qui ont jalonné la carrière de l’architecte, soulignons sa nomination comme membre du Collège international de philosophie et comme chevalier des arts et des lettres, ainsi que le Grand Prix national d’architecture, décerné par le ministère de la Culture de la République française en 1996.

Charte de Séoul sur le patrimoine immatériel

À sa rencontre trisannuelle, tenue en octobre dernier à Séoul, le Conseil international des musées (ICOM) demandait à Colette Dufresne-Tassé, codirectrice de la maitrise en muséologie, de présider un comité constitué pour formuler une série de recommandations s’inspirant de suggestions issues d’une multitude de sources sur les mesures à prendre afin d’assurer la sauvegarde et la conservation des rites, coutumes, savoir-faire, etc., qui entourent les collections détenues par tous les types d’institutions muséales. Ce comité était formé de spécialistes chinois, coréens, ivoiriens, péruviens et russes.

À la même occasion, Mme Dufresne-Tassé a été élue pour un mandat de trois ans à la présidence du Comité international pour l’éducation et l’action culturelle (CECA). Cet organisme rattaché l’ICOM, qui compte plus de 900 membres représentant 90 pays, regroupe les professionnels qui, dans les musées du monde entier, s’occupent de l’éducation du public et des activités culturelles qui lui sont offertes. Durant son mandat, Mme Dufresne-Tassé continuera d’assumer la responsabilité des publications scientifiques du CECA, responsabilité qu’elle exerce depuis 1997.

Un prix à un étudiant en physique

Luc Stafford, étudiant au doctorat au Département de physique, est l’un des lauréats des Graduate Research Awards, institués par l’American Vacuum Society en 1984. Ces prix sont attribués dans les domaines de la science et de la technologie pour récompenser l’excellence d’étudiants aux cycles supérieurs. La plupart des gagnants proviennent de grandes universités américaines. Il semble que ce soit la première fois qu’un de ces prix est accordé à un étudiant en dehors des États-Unis.

Les travaux actuels de M. Stafford, sous la direction des professeurs Joëlle Margot, du Département de physique, et Mohamed Chaker, de l’INRS-Énergie, matériaux et télécommunications, portent sur l’étude fondamentale des mécanismes de gravure par plasma de matériaux de pointe pour la fabrication de dispositifs électroniques et photoniques.

Luc Stafford a reçu officiellement son prix au congrès annuel de la société, qui s’est tenu à Anaheim, en Californie, du 11 au 19 novembre 2004.



 
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