Hebdomadaire d'information
 
Volume 40 - numÉro 2 - 6 septembre 2005
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 Archives de Forum

Mireille Joussemet

Elle voulait être clinicienne, elle est maintenant professeure

Mireille Joussemet

«À l’époque où je faisais mes études, je voulais être clinicienne, mais je me suis découvert un intérêt pour la recherche et j’ai choisi la carrière de professeure.»

Mireille Joussemet, nouvellement engagée par le Département de psychologie comme professeure de clinique, est convaincue d’avoir fait le bon choix et qu’il se situe dans la suite logique de sa formation.

«Après mon doctorat, j’ai effectué deux ans de recherches postdoctorales au Groupe de recherche sur l’inadaptation psychosociale chez l’enfant (GRIP) pour réfléchir à mon orientation et être sure que c’était bien ce que je voulais faire, explique-t-elle. C’était important de m’en assurer puisqu’au départ je me voyais clinicienne et que j’allais me retrouver professeure. Maintenant, je suis convaincue: ce poste me permet d’enseigner, de mener des recherches et de travailler en clinique.»

Au trimestre d’automne, Mireille Joussemet ne connaitra pas les feux de la rampe de la salle de classe, car elle s’emploiera à préparer ses cours tout en poursuivant un travail de clinique dans le domaine des psychopathologies des enfants et des adolescents. Son initiation en tant que professeure aura lieu en janvier. Comme les autres professeurs, elle consacrera une bonne partie de son temps aux… demandes de subventions.

Son doctorat, réalisé à l’Université McGill, a montré que le soutien de l’autonomie chez les enfants d’âge préscolaire favorise la réussite scolaire, les habiletés en lecture de même que l’adaptation sociale à l’âge de huit ans. Ce que les spécialistes appellent «soutien de l’autonomie» consiste, pour les parents, à amener l’enfant à prendre ses responsabilités par une éducation flexible axée sur le point de vue de l’enfant en lui fournissant des explications aux demandes qui lui sont faites et sans recourir à un discours contrôlant.

«L’apprentissage de l’autocontrôle peut se faire autour de tâches qui sont moins intéressantes pour l’enfant et qu’il doit apprendre à intégrer à sa vie», précise la psychologue.

Son postdoctorat au GRIP a montré que le soutien de l’autonomie réduit l’agressivité chez les jeunes, alors qu’une approche contrôlante conduit à plus d’agressivité.

Daniel Baril

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