Hebdomadaire d'information
 
Volume 41 - numÉro 30 - 22 mai 2007
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 Archives de Forum

courrier du lecteur

Jocelyne Doyon ou le travail réinventé

Au départ, rien ne prédestinait Jocelyne Doyon à devenir TGDE au Département de philosophie. Femme éprise de liberté, douée d’une imagination vive et d’un esprit créatif, on aurait pu s’attendre à la voir évoluer dans le milieu des arts. Or, la vie en a décidé autrement: elle est entrée à l’Université… à 17 ans.

Il faut l’avouer, les tâches de TGDE qui l’attendaient n’avaient en elles-mêmes rien de particulièrement inspirant et elle aurait pu simplement s’en acquitter, comme d’autres, de manière cons-ciencieuse. Mais c’eût été mal connaitre Jocelyne Doyon. Elle a plutôt choisi de s’y investir à fond, avec sa vitalité extraordinaire, ses qualités humaines remarquables, sa vivacité d’esprit et son sens aigu de l’observation.  Elle s’est rapidement approprié la fonction en lui donnant une touche toute personnelle, lui attribuant sa marque et ses couleurs. 

Ainsi, lorsqu’un étudiant se présente à son bureau, il découvre quelqu’un dont le rôle ne se limite pas à fournir une aide administrative, aussi complète soit-elle. Pour Jocelyne Doyon, c’est la personne qui compte. Elle verra donc non seulement à ce que les exigences d’inscription et de choix de cours soient respectées, mais aussi à répondre aux interrogations multiples qui jalonnent le parcours de l’étudiant et à prodiguer les conseils que lui inspire sa vaste expérience.  Elle n’a pas son pareil pour saisir en un instant la réalité que vit la personne assise devant elle, si bien que les solutions qu’elle propose prennent toujours en compte la situation dans son ensemble. Et des solutions, avec Jocelyne Doyon, il y en a toujours. Jamais prise de court, elle sait déployer des trésors d’inventivité et d’ingéniosité.

On ne s’étonnera pas d’apprendre qu’au fil des années elle a tissé des liens étroits avec un bon nombre de diplômés du Département. Il n’est pas rare que ceux-ci gardent contact avec elle longtemps après avoir terminé leurs études, question de prendre de ses nouvelles, voire de demander des conseils à celle qui a souvent été témoin de faits déterminants dans leur vie. Elle a de la sorte noué des amitiés profondes et durables qu’elle a su enrichir avec le temps.

Tous l’avoueront, le travail de Jocelyne Doyon ne se limite pas aux aspects bureaucratiques et administratifs de sa fonction. Elle sait pimenter le quotidien du Département par sa joie de vivre, sa fantaisie et son charme. Douée d’un redoutable sens de l’humour, elle est même capable de dérider les professeurs (en apparence) les plus austères. Avec elle, il n’y a pas de risque de sombrer dans la grisaille et la routine. Et c’est tout son entourage qui en bénéficie.

Elle a su réinventer du tout au tout ce métier en s’y donnant corps et âme, et s’attirer par là le respect et l’admiration des professeurs et des étudiants. Le 2 juillet prochain, Jocelyne Doyon partira à la retraite, 39 ans jour pour jour après son embauche. N’ayant rien perdu de sa fougue, elle a encore certainement beaucoup de belles choses à vivre, et nous le lui souhaitons de tout cœur. Si la retraite est à l’image de sa vie professionnelle, elle sera à coup sûr magnifiquement réussie.

Diane Bergeron et Claude Piché
Département de philosophie     

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